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 La desse Lilith

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selenite



Pratique Occulte : Entre chamanisme et faery
Date d'inscription : 22/08/2006

MessageSujet: La desse Lilith   Mar 8 Mai 2007 - 13:20

Voici un bel article trouvé sur : The Dark World 69

Qui est Lilith ? :

Lilith est la Femme-Chouette Divine désignée comme reine des succubes et des enfers", le symbole de la séduction et la représentation de la tentation féminine et de la lune. Lilith est la Déesse ailée des rêves érotiques. Elle est le symbole des plaisirs interdits et de la sorcellerie.

La représentation visuelle la plus connue de Lilith est celle d'une oeuvre d'art de la région sumérienne, datée d'autour 2000 ans avant J.C. Elle est représentée en femme ailée avec des griffes aux pieds, debout sur deux lions, faisant face dans des directions opposées, et entourée de chouettes.


Généralement, Lilith est liée à la mythologie des sumériens, des babyloniens et aux cultures hébraïques. Chez les babyloniens, on la nommait Lilitu; chez les sumériens, Belit-illi ou Belili. Un manuscrit sumérien la nomme comme Lilith et la décrit comme étant une Vierge, "La main d'Innana". Lilith serait envoyée par Innana pour apporter les hommes au temple. Dans la mythologie hébraïque, elle est connue comme étant une chouette au cri strident ou comme une vieille tourmentée.
Elle aurait appris à voler la nuit avec ses douze filles, les Lilims. Ensemble, elles hantaient les hommes dans leur sommeil.

Pour les païens et sorcières modernes, Lilith est la patronne des sorcières et la Déesse de la lune décroissante. Lilith fut décrite par l'auteur Doreen Valiente (ABC of Witchcraft) comme étant une sorcière attrayante, une vampire d'une beauté exemplaire et une femme fatale. Lilith représente le désir, le plaisir et l'amour sexuel - pas pour la reproduction mais bien seulement pour le plaisir. Mis à part son lien évident avec la sexualité, elle représente la sagesse, le renouveau, l'égalité des sexes, le pouvoir féminin et l'indépendance. Elle est un modèle très puissant pour les femmes et, tant que nous nous rappelons que la sexualité (comme la Magie) ne doit jamais être utilisée pour blesser ou contrôler une autre personne, nous pouvons utiliser l'énergie de Lilith pour améliorer nos vies et nos relations.

Les animaux sacrés de Lilith sont la chouette et le lion. La Magie et la médecine de la chouette a un lien intéressant avec Lilith. La chouette vole très silencieusement donc est la représentation des secrets, de la sagesse et du silence. Elle attaque ses proies silencieusement, tout comme Lilith. Les gens qui portent un totem représentant la chouette, développe leur clairvoyance et amène ces gens à détecter ce que les gens veulent garder cachés.
Selon plusieurs sources, Lilith est aussi la première femme d'Adam. Elle précède Eve et contrairement à celle-ci qui fut crée à partir de la chair même d'Adam, Lilith fut créée de la même terre de son compagnon et fut donc son égale. Selon les écrits elle fut crée le 6iemme jour de la création.

Le nom de Lilith dériverait de la langue assyro Babylonienne (lilitu) qui signifie (Démon femelle) ou encore (l'esprit du vent). Lilith refusa de servir Adam comme Dieu l'avait destinée à le faire. On dit que Adam voulait que sa compagne soit placée sous lui durant leurs actes d'amour et qu'un jour celle-ci refusa, expliquant à Adam qu'elle avait été créée de la même terre que lui donc son égale. Adam essaya de la soumettre avec violence et Lilith, en rage, prononça le Nom magique de Dieu et s'échappa. Adam se mis à prier devant son créateur Dieu envoya alors trois anges pour l'a ramener. Dieu dit à Adam que s'il elle acceptait de revenir tout serait bien mais autrement elle devrait accepter de voir mourir 100 de ses enfants chaque jour. Les anges partirent à la poursuite de Lilith. Ils la retrouvèrent mais elle ne voulu point revenir. Les anges dirent alors "Nous te précipiteront dans la mer", "Laissez-moi", dit-elle, "je n'ai été créée que pour causer les maladies aux enfants. Si l'enfant est mâle, j'ai la domination sur lui pendant les huit jours après sa naissance, et si c'est une fille, pendant 20 jours." Quand les anges entendirent les mots de Lilith ils insistèrent pour qu'elle revienne mais elle leur proposa alors un marché : chaque fois qu'elle verrait le nom de ces anges sur des amulettes, elle n'aurait aucun pouvoir sur lui. Elle accepta aussi de voir mourir 100 de ses enfants chaque jour. Ainsi, chaque jour 100 démons périssent et pour la même raison, on inscrit les noms des anges sur des amulettes pour de jeunes enfants. Quand Lilith voit ces noms elle repart en souvenir de sa promesse et laisse l'enfant en vie.
Le démon Lilith responsable de la mort des nourrissons n'est autre, pour cette légende, que la première femme d'Adam, son égale créée comme lui de la terre et non pas prise d'une de ses côtes comme le sera sa seconde épouse. Les trois anges dont le nom et le portrait sont dessinés sur les amulettes placées auprès des nouveau-nés, ont le pouvoir d'arrêter l'action maléfique de Lilith en lui rappelant son serment quel respectera en toute fidélité.
Dieu donna ensuite à Adam après la destitution de Lilith une Eve plus soumise.
On dit que Lilith alla vivre avec le démon Samael et qu'elle aurait elle même tentée Eve de goûter le fruit de la connaissance par vengeance.

Le caractère de Lilith :

Cette femme fut créée à une époque ou la place de la femme était bien différente à nos jours, à une époque ou la femme était vénérée pour donner la vie. Un moment ou le rôle de la femme n'avait pas encore été opprimé par l'homme dans son rôle de dominant familial.

Elle est souvent représentée comme une dévoreuse d'hommes. On lui prête aussi la réputation de tentatrice à la sexualité débridée, dévoreuse d'enfants et de castratrice, mais qui est-elle au juste ?

Si l'on outrepasse l'image misogyne habituelle, on découvre que Lilith était une femme libre, indépendante qui refuse l'ordre préétabli par les hommes et même par Dieu et une révélatrice de nos pulsions les plus enfouies. Elle ose renverser l'ordre des choses (et l'épisode de la dispute conjugale quant à la place à prendre durant l'amour est un fait bien plus significatif qu'il n'y paraît), refusant toute morale imposée en une liberté alimentée par son caractère de femme non mère, sans responsabilité familiale qui pourraient l'attacher.
Elle est franche et n'hésite pas à subir le courroux de Dieu par son refus de la soumission. Dans son rôle de femme anti maternelle, elle fait peur aux hommes qui toutefois la désirent secrètement. Elle a été niée, rejetées et démonisée pour exorciser cette dualité attraction versus répulsion qu'éprouvais l'homme à son encontre. On l’a même associé à la lune noire, l'anti lune, pour l'exiler, pour la détruire car elle était représentante de la femme libre. Elle est l'image de la femme intégrale intégrée à sa place d'égale de l'homme et c'est sûrement aujourd'hui une raison pour laquelle beaucoup de groupements féminins et féministes s’identifient à son nom. Sûrement pour symboliser leur combat.

On la nomme reine des succubes et des enfers.

Qu'es-ce qu'une succube ?;

Succubes provient du latin subcubare : coucher sous. Démons lascifs revêtant une forme et un comportement féminins afin de commettre divers actes, le plus souvent en rapport avec des pratiques charnelles. Les succubes ne peuvent engendrer d'enfants eux mêmes et pour cela, elles ont besoin de voler de la semence humaine aux hommes afin d’engendrer des demi démons tout comme l’aurait d'ailleurs été Merlin.

Les succubes ont un besoin inaltérable de dominer et séduire les humains et se rapprochent beaucoup des filles et fils d’Hécate qui ont le même but avec une aversion particulière à goûter le sang et la chair. Goûter à la chair est la traduction directe du plaisir charnel et non pas l’acte sanguinaire d’ingestion de l’être humain.


La clairvoyance de Lilith ;

Les gens qui sont se sentent près de Lilith expérimentent souvent des "visions de la chouette", recevant des images de gens et d'endroits.

Apprendre à contrôler cette clairvoyance, pour ceux et celles qui sont nés avec, demande beaucoup d'efforts et de discipline. Être clairvoyant, même si cela peut être très utile, n'est pas toujours une partie de plaisirs - plusieurs de ces visions peuvent être accablantes et perturbantes.

Si vous avez besoin d'apprendre à vivre avec vous-même, Lilith peut alors être une alliée très puissante.


Si vous planifiez travailler votre Magie avec Lilith, voici ses correspondances:

Planète: Saturne
Phase lunaire: Décroissante
Huile: Patchouli (aussi un excitant sexuel pour les hommes)
Plantes: Lys, saule et roses rouges
Animaux: Chouettes et lions
Pierres: Cornaline pour le désir et le rubis pour le pouvoir.
Couleurs: Rouge, noir (pour les chandelles ou la lingerie)


Lilith

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Sekhmet
Invité



MessageSujet: Re: La desse Lilith   Sam 12 Mai 2007 - 14:38

BONJOUR

C' est très intéréssant tout ça, moi j'ai une prère à faire pour Lilith:
" Lilith, grande amie, Toi génératrice de toute luxure, Toi qui apportes les plaisirs à tous, Toi à qui l'on doit le soleil de nos nuits et de nos jours de tristesse, Toi qui répartis également la jouissance sur tout et tous, Toi qui nous apportes le repos et la détente lorsque nous t' avons honorée, Toi qui réveilles nos désirs, lorsqu' ils sont assoupis, et dissipes notre peine en allégeant le fardeau de notre vie, Toi qui contiens l' éternel cahos de la volupté, le vent, la pluie, et la tempête de nos émois, qui déchaînes nos sens et obscurcis notre esprit, au point de nous faire oublier tous nos chagrins, pour nous rendre la plénitude de la joie, Toi fidèle gardienne de notre joie, de tout bonheur dans notre coeur, notre corps et notre esprit, Toi vers qui nous nous envolons lorsque la jouissance nous atteint, et qui sais nous ramener apaisés à notre point de départ, avec raison, nous te nommons, notre grande amie.
Tu es notre source...
de félicité, tu nous accordes des amours inépuisables. Fais que les femmes soient désirables, ne connaissent ni la crainte de la grossesse, ni le sentiment de culpabilité en se donnant aux hommes.
Fais que les hommes n' épuisent jamais leurs forces et que leur virilité offre, avec générosité et abondance, la rosée que la femme est en droit d'attendre.
Lilith notre bienveillante entité de l' amour sous toutes ses formes, accorde-nous les joies de la jouissance, aussi souvent que nous le pourrons, protège notre couche, donne-nous celui ou celle qui saura combler notre plaisir.
Toujours nous te rendrons grâce de tes bienfaits, daigne apparaître dans ta splendide nudité, avec ton éblouissante sensualité. Si tu refuses à te montrer, que tes caresses soient assez précises pour nous prouver ta présence.
Nous nous réfugions sous ton ombre protectrice, dans la joie et la luxure.
Amen ! Bénie soit Lilith."

Alors?
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: La desse Lilith   Mer 16 Mai 2007 - 17:52

priere hyper connue, qu'on retrouve dans pas mal de sources, mais j'aime bien
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Ereah



Pratique Occulte : magie noire, démonologie, spiritisme, cartomancie, miroir noir
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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Mer 16 Mai 2007 - 20:38

tout ce que je peux vous dire c'est que Lilith a un caractère de chien, elle est butée et rentre dedans.
elle aime bien aussi destabilisé pour vous faire comprendre les choses.
Lilith ne fait pas de différence entre le sexe masculin et féminin, tout ce qui peut lui procurer de l'énergie sexuelle elle prend.
Lilith est aussi une prétresse de Gaia, qu'elle vénère pour l'avoir mise au monde.
elle a tendance à surprotéger les femmes et à haïr les hommes, sauf bien sur quand elle en a besoin.
Elle n'est pas du tout une dévoreuse d'enfant mais pendant un temps elle était "l'ange" qui venait chercher les bébés morts nés d'ou la crainte des femmes enceintes, car pour elles voir lilith signifiait qu'elle allait tuer le bébé hors elle venait car le bébé allait mourrir.
de nos jours lilith se déplace très peu, elle envoie surtout sa seconde Mahalath lorsqu'on l'invoque. D'ou parfois la confusion entre elle et Mahalath qui est la démone a jambe en forme de queue de serpent.

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Si vice pacem, para bellum
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Sekhmet
Invité



MessageSujet: Re: La desse Lilith   Mer 16 Mai 2007 - 21:20

Elle ne s'appellerait pas plutôt Nahémah par hasard?
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selenite



Pratique Occulte : Entre chamanisme et faery
Date d'inscription : 22/08/2006

MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 1:39

La genèse :
Les prémices de la vénération de la déesse noire ont vus le jour en ancienne Mésopotamie et plus particulièrement à Sumer, le berceau des ÿ religions du livre.
Les premiers cultes liés à Lilith sont curieusement apparus dans la m’me période ou l’on date la création de la première écriture (le sumérien), soit 3300 ans avant JC.
Les premiers mouvements de l’époque furent constitués exclusivement de femmes meurtries, rabaissées ou qui étaient mises au ban de la société.
Les écrits disent que Lilith est apparue sous le nom d’Inanna, la grande déesse sumérienne symbolisant la vie et la mort, et adressa ces mots à une prêtresse accompagnée de son enfant :
« Votre rôle ici-bas n’est point de vivre recluses telles des bêtes apeurées. Vos vaines prières qui arrivent jusqu’à moi ne reflètent que la faiblesse de vos âmes mortes. Endurez comme j’ai enduré et ne haïssez point ce qui vous ont fait souffrir mais prenez les dans vos rangs. N’agissez point tel le troupeau car je ne suis point le berger, celui qui m’a bannie. Je serais pour vous la mère des souffrances, votre unique espoir et le bourreau des faibles »
D’un geste, elle repris le souffle de vie de son adoratrice et caressa la tête de l’enfant.
Les paroles d’Inanna furent rapportées à la communauté qui comprit qu’elle ne devait en aucun cas devenir une religion et donc s’opposer aux Dieux. De petits groupuscules apparurent donc dans tout le bassin Mésopotamien et chacun d’entre eux s’enrichit de symboles, de pratiques occultes et lorsqu’ils furent prêts, le nom de Lilith leur apparurent.
Ces petits cultes secrets étaient composés au trois quart de femmes mais tous les membres avaient des fonctions d’accoucheurs, ou de soigneurs. Ils prodiguaient soins et réconfort mais plus secrètement la mort aux plus souffrants. Certaines anecdotes parlent de femmes mystérieuses arpentant les champs de batailles afin de faire rendre le dernier souffle aux guerriers blessés.
La chute :
Malgré les commandements de Lilith, certaines communautés décidèrent de fusionner entre elles et bien entendu leurs activités attirèrent l’attention de plusieurs caïnites.
En tant que créatures de la nuit, certains vampires s’intéressèrent de près aux fondements du culte voué à la mère noire. A cette époque la guerre opposant les clans aux Baali faisait rage, et lorsque Samiel s’engagea dans la croisade avec toute la fureur qui lui est connue, il ne fît aucun compromis. En effet, l’amalgame fût rapide entre les sectes infernalistes liées aux Baali et les cultes de la nuit. L’ensemble des humains suivant les enseignements de Lilith furent détruits. Tous les caïnites qui s’étaient vus prodigués les enseignements de la mère noire furent anéantis sauf trois : L’un d’entre eux, un Gangrel, fût le seul à ne pas entrer en torpeur. Les seuls éléments qui perdurent de ces évènements sont que l’un de ces caïnites, un Salubri fût conduit en état de torpeur jusqu’en Inde et qu’il devint bien plus tard le fondateur de la croyance en la déesse Kali. Le second, également en torpeur était un Brujah qui lui s’éveilla en Grèce et prît le parti de représenter les divers aspects de Lilith sous la forme des Moires. Quant au Gangrel dont le seul nom semble être celui de Lugal (qui n’est en réalité que le titre de « chef de guerre » à Sumer), il fît perdurer ses croyances au travers du démon Mésopotamien Pazuzu.
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selenite



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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 1:49

Kali
Kali, comme Dur ou Parvati, est une représentation de Shakti, la déesse-mère. Kali est la représentation la plus terrifiante du panthéon hindou. Elle est représentée avec plusieurs bras, le cou ceint d'une guirlande de crânes et la taille ceinte d'avant-bras et de têtes. Elle a les yeux et la langue rouges et la peau noire. Elle est la tueuse de démons, la protectrice des femmes battues, la mère dévoreuse de ses enfants.Les dieux firent appel à elle car ils ne parvenaient pas à vaincre le démon Raktabija dont chaque goutte de sang qui tombait au sol donnait naissance à un nouveau démon. Lors de la bataille contre Raktabija, elle se servit de sa langue pour empêcher le sang du démon de tomber au sol. Mais cela l'empoisonna et elle devint folle. Elle dansa frénétiquement, excitée par la chair des cadavres sous ses pieds, mettant en péril l'équilibre du monde. Pour l'apaiser, Shiva se coucha sous ses pieds, ce qui arrêta la danse destructrice. Elle représente aussi le temps.
Les moires :
La triple déesse assimilée à la lune est représentée sous un autre aspect. En grec, ce sont les moires, en latin ce sont les parques ou fata (c’est à dire les tristes destinées), nommées aussi les tristes filandières.
Ce sont les trois déesses du destin, en rapport avec les trois phases de la lune, le nom de moire signifiant « quartier », « phase » de la lune. Les moires sont la personnification de ces trois phases. Filles de Nyx, la nuit, elles furent engendrées par Erèbe (fils de chaos et symbolisant les ténèbres infernales). On les dit aussi filles de Zeus et de Thémis.
Elles se nomment Clôtho, « la fileuse », Lachésis, « le sort », et Atropos, « qu’on ne peut tourner ».
La première file une laine : C’est la naissance. La fileuse étire le fil de la destinée.
La deuxième déroule la laine : C’est le déroulement de la vie dont elle mesure la durée.
La troisième coupe la laine : C’est la mort, celle à qui on ne peut échapper.
Elles représentent le cycle de la lune : Naissance, vie et mort, éternel recommencement et répétitivité de leur tache comme l’est la résurrection de la lune.
Elles sont aussi la limite à ne pas franchir. Elles ont parties liées avec les Erynies, leurs seurs qui punissent les crimes. Elles sont la mort brutale, le châtiment. Elles punissent sans pitié les auteurs de crimes à l’encontre de ÿ l’ordre naturel Ÿ tels que le parricide, le matricide ou l’infanticide. Leur nature est à la fois bienveillante et malveillante. Elles suivent et imprègnent de leurs volontés les péripéties de la guerre comme celles des accidents ou des maladies.
Virgile en dénombre trois : Alecto, Mégère et Tisiphoné (respectivement « l’implacable », « la malveillante » et «la vengeresse du meurtre »). Elles sont régulièrement représentées armées de fouets et de flambeaux.

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 2:04

Pazuzu :
L’un des sept démons de Babylone, fils du roi Harbu, il habite la montagne. Il est le roi des mauvais esprits de l’air, sa t’te est utilisée pour chasser les démons.
C’est une créature monstrueuse qui déteste les hommes. Elle est plus grosse qu’un taureau, est pourvue de quatre ailes, deux d’oiseau et deux de chauve-souris. Elle a le bas du visage ÿ canidé Ÿ et le haut d’un humain. Il possède de longs bras, des jambes terminées par des serres d’aigle et la queue d’un scorpion.
Son corps est recouvert d’écailles et de plumage, son dard de scorpion inocule le typhus (il est le dispensateur des maladies).
La survivance du culte :
Les purges organisées par Samiel et ses suivants occasionnèrent d’irrémédiables dégâts. La quasi-totalité des écrits de cette époque furent détruits et la pérennité du culte ne put être assurée que grâce à une forte tradition orale.
Les nombreux siècles qui suivirent virent une reconstruction laborieuse du culte. Lugal enseigna à des humains le chemin qu’avait tracé Lilith mais jamais il ne s’imposa comme prophète, conformément à l’éthique. Des générations se transmirent donc les enseignements de Lugal qui disparu de la conscience collective au fil du temps.
De nombreuses religions apparurent de part le monde, et les adeptes voués à Lilith se retrouvèrent au sein de mouvements pour la plupart animistes ou qui adoraient une divinité féminine.
Les vicissitudes du passé leur apprirent en effet qu’il leur faudrait
vivre leur foi dans la clandestinité, et l’infiltration au sein de cultes déjà existants fut la pratique la plus couramment usitée jusqu’à l’apparition du judaïsme puis du christianisme.
En effet, les Lilins ne surent s’intégrer à ces religions et ce pour plusieurs raisons. La plus évidente est qu’il leur était insupportable de vénérer celui qui avait banni leur mère à tous.
La seconde est que les rites de ces trois traditions étaient bien différents de ceux des religions païennes. Ici, point de mère nature à vénérer ou d’esprit lié aux vents, aux étoiles ou à la lune.
Ces religions monothéistes étaient tout simplement impossibles à intégrer pour les Lilins qui ne purent s’adapter au développement fulgurant (à l’échelle de l’histoire du monde) de ces croyances. Alors que la tradition chrétienne se renforçait siècles après siècles, la fixation du texte du Coran vers l’an 653 après J.C ferma à jamais aux Lilins les terres d’orient qui virent la naissance de la voie de Lilith.
Le mythe s’éteignit donc peu à peu parmi le peuple de Set (les humains) et seuls certains caïnites initiés aux pratiques rituelles liées à Lilith conservèrent cet héritage des temps anciens. L’inquisition, qui fît rage dès le quinzième siècle par le biais de véritables purges, mis définitivement fin à l’existence du culte de Lilith parmi les derniers et rares fidèles humains.
La seule partie du monde ou une manifestation de Lilith est encore présente reste l’Inde au travers de Kali.
Le culte parmi les caïnites :
Il est important de noter que même parmi les caïnites, cette voie n’est pas vue d’un très bon œil par bon nombre d’entre eux. En effet le livre de Nod, qui est considéré par beaucoup d’anciens de la camarilla comme étant une référence sur leurs origines, défini Caïn comme étant le patriarche des vampires. Information que réfutent violemment les Lilins.
Le fait de remettre en cause les fondements mêmes du livre de Nod remettent donc en question des principes fondamentaux de la religion caïnite tels que le géhenne, etc.
Quelle crédibilité peu-t-on donner à un ouvrage dont les bases mêmes sont fausses ?
La voie de Lilith est donc très fréquemment considérée comme étant une hérésie au sein des vampires de la camarilla.
Le sabbat lui, plus enclin à fouler au pied les dogmes des anciens, adhère plus volontiers à cette voie, pour des raisons théologiques mais l’utilise parfois à des fins politiques : Démontrer que le livre de Nod n’est qu’une supercherie revient à prouver que la camarilla n’est bien qu’un conglomérat d’anciens despotiques et manipulateurs dont il faut se priver.
Certains clans sont plus enclins à s’intéresser à la voie de Lilith, notamment ceux qui ont une culture mystique ou tout du moins ésotérique. Il n’est donc pas rare de trouver des Lilins Tzimisce, Serpent of light, Tremere anti-tribu et quelques Assamite anti-tribu.
Ces derniers sont par ailleurs les plus farouches ennemis de leurs frères Assamite, qui eux suivent pour la plupart la voie de Caïn. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, peu de Lasombra adhèrent à la voie de Lilith et ce pour plusieurs raisons :

- Leur soif de pouvoir les détourne de cette voie spirituelle au profit d’autres plus adaptées.

- La discipline de l’obtenébration n’est en aucun cas une manifestation d’un quelconque pouvoir lié à Lilith. Ce pouvoir est lié aux abysses qui rappelons le, sont une force totalement méconnue, et non aux ténèbres. Et si cela était le cas, le fait d’invoquer ces ténèbres et par la même l’essence de Lilith, serait un blasphème. Lilith ne donne aucun pouvoir ni secret, elle est la lumière noire, intérieure, les tréfonds de la conscience qui une fois maîtrisés donnent accès à l’ultime liberté.
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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 2:17

Les suivants de la voie :
Comme dit précédemment, les caïnites qui suivent la voie de Lilith font presque tous parti du sabbat. Les clans les plus fréquemment rencontrés au sein de ce courant de pensée sont, par ordre décroissant :

- Les Tremere ant-tribu

- Les Tzimisce

- Les Serpents of light

- Les Panders ou Caïtifs

Il n’existe pas d’organisation officielle liée à Lilith, pas plus qu’il n’y a de prophète ou de gourou dont il faut suivre les commandements.
Les Lilins se réunissent parfois en petits comités ne comptant pas plus d’une demi-douzaine de membres (le plus grand nombre supposé ÿ d’adorateurs Ÿ réunis au sein d’un m’me groupe aurait atteint une douzaine de Lilins).
Les lieux de réunions sont bien entendus tenus secrets mais il est important de noter qu’il n’y a aucune obligation de se réunir. Certains Lilins parcourent leur chemin de croix seuls une fois initiés, et ce sans jamais rencontrer d’autre frère durant toute leur non-vie.
Les Lilins étant pas nature extrêmement discrets quant à leurs convictions, ces derniers n’initient pas ouvertement de nouveaux membres. En fait leur approche est plus subtile.
Ceux qui se voient contactés par un Lilin sont des caïnites dévorés par le déséquilibre existant entre la bête et l’humanité qui est en eux. Ces âmes mortes telles qu’elles sont qualifiées, n’acceptent pas de se voir telles qu’elles sont réellement : Des monstres.
Afin que l’infortuné trouve peut-être le salut, le Lilin va l’attirer plus profond encore dans son désespoir, lui faisant comprendre qu’il n’existe aucune rédemption possible. L’initié va, si il le supporte, connaître de nombreuses et douloureuses épreuves psychologiques et va par lui même comprendre que la souffrance, qu’elle soit mentale ou physique doit être transcendée afin de connaître un nouvel état de conscience. Une fois cela acté, l’initié devra commencer un long
parcours solitaire qui, si il est assez fort le conduira naturellement jusqu’à la voie de Lilith.
Qu’est-ce qu’être un monstre ? :
Accepter que l’on est un monstre, un prédateur social, un chasseur de la nuit ne veux pas dire que l’on doit se comporter tel un psychopathe. Les Lilins ne renient pas la notion du bien et du mal et savent évoluer socialement pour la plupart d’entre eux. La transcendance du corps et l’élévation de l’âme par la souffrance n’implique en rien qu’il faille faire souffrir les autres ! le Lilin ne se voit que tel qu’il est : Une créature maudite, un vampire. Et non un démon sanguinaire au service des forces du mal. En revanche, le Lilin paraît aux autres comme étant insensible, cynique, et sans coeur. Faux ! Là ou certains s’apitoient sur leur sort ou sur celui d’autrui, le Lilin lui ne voit que faiblesse de caractère et asservissement de l’âme à de simples ressentis qui ne sont, de plus, que passagers.
Pour lui, toute souffrance n’est qu’un état de conscience qu’il faut transcender afin de s’élever. Son approche du sujet est donc brutale, sans détour et sans aucune sensiblerie ce qui le fait passer pour sadique ou pervers. Le comportement du Lilin face à la douleur pourrait s’apparenter à ce qu’exprime un suivant de la voie des cflurs écorchés face à l’amour ou la haine ressentis par autrui, à la seule différence près que le Lilin lui cherche à ressentir et ressent la souffrance pour la dépasser.
Les lieux : Les lieux de réunion des fidèles de la voie de Lilith ont une caractéristique commune : Ils sont effrayants. En effet, ces sanctuaires sont toujours situés dans des quartiers lugubres ou il ne vaut mieux pas s’aventurer, de jour comme de nuit. Leur localisation est fréquemment souterraine ou dans un local désaffecté. A l’intérieur, de nombreuses peintures inquiétantes ornent les murs, des chaînes se terminant par des esses tombent des plafonds, des sculptures monstrueuses sont disséminées dans les lieux, etc.
Pourquoi une telle mise en scène ? Pour d’une part faire fuir les curieux inconscients, terrifier les ennemis et d’autre part mettre à l’épreuve les nouveaux arrivants. En effet, la peur et l’angoisse
sont une forme de souffrance psychologique, et plonger le visiteur dans un état profond d’anxiété constitue une épreuve qu’il se doit de dépasser.
Les us :
Certaines disciplines caïnites sont fort prisées au sein de la voie de Lilith.
Auspex : Les perceptions extrasensorielles qu’offre cette voie permettent d’aller plus loin dans l’exploration de la souffrance.
vicissitude : Le pouvoir de la chair offre des possibilités infinies⁄
Thaumaturgie : Pour la réalisation de certains rituels lors de cérémonies.
Les sanctuaires ou Purgatoires comme ils sont appelés par les fidèles sont toujours occupés par des goules humaines armées. Leur aspect est souvent inquiétant car des transformations leurs sont apportées via la vicissitude. Ces serviteurs ne sont pas dévoués aux caïnites qui les ont crées mais aux lieux sacrés ainsi qu’à leurs trésors qu’ils sont sensés protéger.
Une rumeur voudrait qu’une famille de revenants ait été finalisée au 16ème siècle afin de pouvoir créer un réseau de serviteurs fiables pouvant protéger les secrets et demeures des enfants de Lilith. Ils se nommeraient Binah. Lorsque des Lilins se rencontrent au sein d’un purgatoire, ces derniers s’échangent des informations occultes, se font part de leurs expériences communes et échangent des points de vue. La fraternité qui unit les Lilins fait que ces derniers s’assistent mutuellement et en toute confiance lors des séances d’éveil . Ces séances sont, à la manière des natifs américain, un moyen d’entrer dans un autre état de conscience afin d’obtenir des réponses. Cependant ici, point de drogues ou de rythmes tribaux pour enter en transe. Les méthodes employées lors de ces séances s’apparentent pour les moins initiés à des sévices sado-masochistes, mais pour les plus avancés les procédés utilisées relèvent d’une véritable autopsie.
Alors que le candidat se soumet ou est soumis à une douleur intense, ce dernier se doit de comprendre quels sont les mécanismes qui génèrent et qui gèrent cette souffrance. Ensuite, il doit psychiquement l’explorer puis aller au–delà. En allant toujours plus loin dans l’expérience, le Lilin repoussera ses propres limites, physiques et mentales et ce jusqu’à ce qu’il puisse les dépasser. Pour lui, le corps et toutes les craintes qui sont associées à notre enveloppe charnelle ne font qu’atrophier l’âme.
Mais une question peut-être posée : Pourquoi ne pas tout simplement éveiller l’âme et oublier la chair comme le ferait un yogi ou un moine tibétain ?
A cela, un Lilin Tzimisce répondrait : ÿ Combien de temps croyez vous que votre yogi ou votre moine ne craindra ni mort ni souffrance une fois entre mes mains.
Le but n’est pas juste de ne pas avoir peur de mourir ou de souffrir. Ces sentiments sont humains. En tant que caïnite vous ne l’êtes plus. Vous n’êtes qu’une âme maudite dans une enveloppe morte de chair humaine, nuance. Les Lilins ne croient pas en Golconde ou dans une quelconque autre fable traitant du salut de l’âme. Non, le Lilin croit en la possibilité de ne faire qu’un avec les ténèbres. Devenir le monstre dont l’esprit a atteint l’équilibre parfait : Pas de peur, pas de remord et ce sans sombrer dans la démence. Pour résumer, atteindre l’ultime liberté, celle qui fait que vous ne sentez plus vos chaînes. Mais il serait réducteur de ne voir les Lilins qu’au travers de ces pratiques. Ces derniers sont également très impliqués dans l’occultisme, et nombre d’entre eux sont des experts en linguistique, archéologie, histoire et ésotérisme afin de recueillir un maximum d’informations sur les origines des vampires et sur leur mère Lilith.
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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 2:29

Les coutumes :
Bien que Lilith, sous le nom d’Inanna est commandé à ceux qui voudraient emprunter son chemin de ne pas faire d’elle une déité, les Lilins pratiquent malgré tout plusieurs rites. Ces derniers, bien que lui étant dédiés ne sont en aucun cas des prières.
Lors de ces cérémonies, plusieurs symboles sont régulièrement utilisés :
Un disque noir fait d’onyx, des idoles représentant différents aspects de Lilith (Moires, Kali, Pazuzu, etc.) Une étoile de cristal (en référence à Inanna). Le sang est également très présent au sein des rites.
Les rites Lilins sont toujours célébrés lors de la nouvelle lune et c’est systématiquement une femme qui officie. A chaque nouvelle lune, tout adepte offre de son sang accumulés au préalable ou non. Cette quantité est offerte afin de rendre hommage au sacrifice journalier que Lilith doit effectuer pour conserver son libre arbitre. Des louanges lui sont adressées, elle qui a su se soulever contre la colère de son égal et l’injustice du très haut. Les Lilins sont vêtus à cette occasion de noir, couleur symbolisant l’unité dans les ténèbres mais également le deuil, Lilith ayant été déchue par son acte rebel. Aucun signe ostentatoire n’est toléré et les têtes sont couvertes d’un mince voile de soie noire en signe d’humilité.
Lorsqu’une éclipse totale se produit, qu’elle soit visible ou non par les Lilins, on célèbre la désapprobation. Cet événement est considéré comme étant une manifestation majeure de Lilith. En effet, les adeptes voient en ce signe la symbolique de Lilith s’opposant à Dieu lui même. L’éclipse totale signifie que la mère noire s’est dressée contre le très haut et a pu lui tenir tête. Mais cela signifie également, par la durée éphémère et la rareté de l’événement qu’il faut savoir être humble face aux forces qui nous dépassent, car comme la lune disparaît progressivement pour laisser la place à l’astre solaire, celui qui se dresse contre la toute puissance doit en payer le prix. Transiger, pour pouvoir continuer son oeuvre telle Lilith. Lors de cette cérémonie, les Lilins s’infligent les mutilations les plus dures pendant la totalité de l’événement astronomique. La douleur suit la croissance de la lune et son paroxysme est atteint lorsque l’astre solaire disparaît. La totalité de la cérémonie doit se dérouler dans le silence le plus total. Seule la pr’tresse qui récite en sumérien l’épisode de la révolte de Lilith doit ‘tre entendue. Si cette dernière ne parvient pas à clamer le récit, faute de dépasser la douleur qui lui est infligée, cette dernière se suicide en s’exposant aux rayons du soleil une fois l’éclipse terminée ou est conduite par ses pairs dans un lieu ou elle attendra l’aube⁄ Lorsque l’éclipse se produit dans la partie du monde ou vivent les Lilins, donc en plein jour, un rituel de thaumaturgie puissant lancé par la prêtresse (niv. 05) leur permet de s’éveiller avant le début de l’éclipse. Les Lilins se réunissent donc la veille au purgatoire.
Lors de cette cérémonie, les Lilins sont d’abord vêtus de blanc. Couleur symbolisant la mort de leur âme avant d’avoir croisé le chemin de la mère noire. Puis, dès que commence le rituel, ils se dévêtissent pour laisser apparaître une fine toge rouge. Cette couleur représente leur souffrance, celle par laquelle ils ont choisi d’atteindre l’équilibre. Elle représente également le feu intérieur qui les animent, leur passion et leur détermination, héritage du caractère de leur mère. Mais surtout elle symbolise la résurrection de leur âme.
Le clergé :
Il n’y a aucune hiérarchie au sein des Lilins et seules les prêtresses se démarquent des autres membres. Il ne peut exister qu’une seule prê’tresse au sein du même purgatoire. Une prêtresse ne peut obtenir ce statut que par l’intermédiaire d’une autre. Cet événement se produit lorsque l’une d’entre elle souhaite quitter la région, entrer en torpeur ⁄
Afin de devenir Hiérophante, il faut atteindre un certain niveau d’illumination au sein de la voie de Lilith (niveau huit). La nomination s’effectue par le simple don d’une amulette de marbre ou sont gravés le nom des trois anges venus à Lilith. Aucune cérémonie n’est nécessaire car ce simple geste est déjà des plus significatifs et seules les deux personnes concernées sont présentes. Le terme de hiérophante est utilisé car il désignait les prêtres de Déméter, déesse de la culture du blé mais surtout garante de l’immortalité de la race et de l’individu. Une hiérophante n’a aucune autorité particulière, elle n’est que celle qui officie lors des rites. Les autres membres se nomment entre eux frères ou soeurs. Quant aux serviteurs, ils sont baptisés les innommables car ils ne sont pas encore initiés. Cependant certains d’entre eux qui ont des dispositions particulières peuvent ‘tre étreints et initiés. Il est important de préciser que, pour des raisons évidentes, ceux qui suivent la voie de Lilith s’interdisent de se nommer entre eux caïnites.
in. Culte de Lilith

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 16:37

Heu Sélénite je peux me permettre ?? lol je joue des fois à Vampire Sabbat, excellent jeu de rôle d'auilleurs hihi mais je pense que ce texte est un peu heu comment dire adapté à la sauce vampire... Je te dirais juste que j'adore jouer les serpents de la lumière mais tu risques de t'attirer pas mal de foudres en mélangeant JDR et éso quoique ce soit bien sûr possible Smile

Ah et je suis une bonne amie du créateur du site the dark world aussi Smile

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:13

Une personne du forum m'a posé des questions sur Lilith. Ce texte, sans doute lié à des jeux de rôle (je m'en doutait un peu et tu confirme), contient des informations et des hypothèses intéressantes (notamment le rapport supposé entre Lilith et Khali). Le but est de trouver le maximum d'informations sur Lilith puis de faire un tri.
Même si nous restons sérié dans l'éso, nous trouverons des infos non fiables. Le rapport Lilith-Caen-Vempire circulant dans certaines litératures-certains film- certains jeux de rôles doit bien trouver son origine et son inspiration quelque part..... Dans ce texte, il n'y a pas que de l'imagination. Le ou les auteurs se sont basés sur des faits puis ont brodés mais...... d'où nous vient l'imagination..... N'y aurait pas quelque chose de caché derrière ce que un auteur crée ?

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:21

oui dans l'amour de la nuit Smile tout simplement: Lilith représente la séxualité sauvage (pas désagréable je pense), c'est à dire l'acceptation de nos instincts sexuels animaux.
Le vampire représente l'être humain qui a accepté sa nature animale ou plutôt qui est devenu sa nature animale. Il accepte de se nourrir des autres et même de les tuer, il est sauvage, mais on retrouve aussi une certaines sexualité envoûtante du vampire qui ne doit certainement pas être occultée.
Quant à caîn, il se situe au niveau du meurtre dans son aspect animal primaire (la rage et la jalousie le poussent à tuer) mais sans sexuelaité, donc je ferais plutot ce lien ci: Caîn -> vampre -> Lilith
car le vampire se situe entre le sexuel et le meurtrier...
Tout comme Lilith est autant noire que blanche (lol), on peut diere de même du vampire sauf qu'il détruit et à ce titre peut être considéré comme un peu plus sombre. Quant à caîn, tuer son frère n'a rien eu de constructif d'après l'histoire lol

Quant au rapport à la nuit: Lilith est dans l'inconscient et du fait qu'elle ne devait pas exister (berk la sexualité et la libido féminine) l'on cachée, donc on lui a attribué la nuit, surtout que la lune régule les cycles hormonaux féminins. Le vampyre ne sort que la nuit (en théorie, quoique les vampyres psychiques sortent aussi le jour) ou plutôt ses capacités augementent la nuit (exemple de mes capacités de vampirisme, je sais que si je dois les utiliser ce sera la nuit), et caîn c'est plutôt le fait qu'il est aveugle de rage donc comme plongé dans la nuit....

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:27

Caïen tue son frêre mais Moïse tue sa mère.....et une part de ses enfant (comme j'en parle dans mon poste sur amour démone.....

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:33

Morale de l'histoire:
Même les héros ont leurs démons intérieurs...

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:36

1. Aspect mythologiques

1.1. Les démons de Mésopotamie

A côté du panthéon principal s’active une foule de démons, le plus souvent sans attributions bien définies, qui ne nous sont connus que par leurs incantations. Ils sont souvent considérés comme des esprits du vent et de l’orage.
Le démon mâle Lilû, héritier du Lil sumérien, est un esprit de licence et de lascivité, séduisant les femmes durant leur sommeil. Lilitû, ou Ardat Lili (servante de Lilû), joue vis-à-vis des hommes le même rôle funeste. C’est une vierge inassouvie, ravisseuse nocturne, qui attaque les hommes mariés et leur foyer.
D’autres figures démoniaques existent, et de nombreuses assimilations sont faites entre ces personnages. Ils sont interchangeables quant à leurs méfaits. Gallû est un autre de ces démons mésopotamiens, qui capitalisera tous les traits du genre et poursuivra sa carrière dans la mythologie grecque.
La nature plurielle de ces démons préfigure la descendance plurielle de Lilith, ainsi que sa multitude de nom.
La démone sumérienne Lamme est très proche de Lilith en de nombreux points. Lamme (akkadien Lamashtu), fille de An, a 7 noms, plus de nombreux titres. Elle apparaît dans les textes les plus anciens de la première dynastie babylonienne, et gagna l’Assyrie.
Elle est une démone stérile, ravisseuse d’enfants, attaquant les femmes enceintes et les mères. C’est un vampire femelle qui massacre les enfants, se repaît du sang des hommes et dévore leur chair. L’iconographie akkadienne la montre en femme nue, les membres inférieurs en serres d’oiseau de proie ; elle a la tête et les oreilles d’une lionne, parfois d’un vautour.

1.2. La Lilith juive et chrétienne

Lilith n’est mentionnée qu’une seule fois dans l’Ancien Testament, en Isaïe 34, 14. Les traducteurs de la bible de Jérusalem rajouteront une référence à son nom au texte original dans Job 18, 15.
Lilith est parfois traduit en Lamia. Elle est considérée par les érudits comme une créature nocturne, souvent représentée par un chat-huant, dont les cris symbolisent la désolation des contrées maudites.
Dans les traditions populaires, Lilith met en péril les femmes en couches dont elle dévore les enfants. Elle y est un esprit nocturne et volant.
Lilith est citée à maintes reprises dans le Talmud et le Zohar. Elle y est un démon femelle essentiellement nocturne, à face de femme, doté d’ailes et portant de longs cheveux. L’Alphabet de ben Sirah précise des moyens (incantations, amulettes) de se prémunir de Lilith.
Dans le Testament de Salomon, elle erre la nuit rendant visite aux femmes en couches et s’efforçant d’étrangler leur enfant nouveau-né. Dans ce livre se trouve aussi l’histoire de la rencontre entre le prophète Elijah et Lilith.
Lilith est aussi la profanatrice de la semence humaine. La semence que répand à terre la masturbation féconde Lilith et lui engendre des fils. Elle provoque les hommes à des pratiques sexuelles illicites. Le Zohar contient des incantations pour éloigner Lilith du lit conjugal.
Lilith passe pour être l’une des quatre mères de démons, avec Agrat, Mahalath et Naamah. Elle règne sur Rome, les trois autres ayant reçu Salamanque, l’Egypte et Damas.
Ni le Nouveau Testament ni la tradition chrétienne ne parlent expressément de Lilith, mais on sent sa présence dans des allusions. (Par exemple le démon de Midi dont parle le Psaume 91). Les prostitués du « Jugement de Salomon » dans le Livre des Rois seraient, pour beaucoup de kabbalistes modernes, ainsi que suggéré dans le Zohar, Lilith et Agrat.

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:38

1.3. La première Eve

La Genèse parle de deux créations de l’homme.

D’abord Dieu créé l’homme et la femme à son image : « Dieu créa l’homme à son image. A l’image de Dieu Il le créa. Homme et Femme il les créa. »
Plus tard dans le récit, il est dit que Dieu modèle l’homme avec de la glaise et qu’il lui insuffla la vie. Plus loin encore, la femme est faite à partir d’une cote d’Adam.
Les rabbis ont avancé maintes explications pour expliquer cette contradiction. L’une d’entre elle dit que Adam aurait été créé initialement androgyne, et cet être bisexué aurait été séparé en homme et en femme.
L’Alphabet de ben Sirah introduit la légende de Lilith comme première femme d’Adam. Cette légende doit être beaucoup plus ancienne que cette transcription par écrit.
D’abord Adam et Lilith ont été créés, de manière égale. Entre eux naquit un différent dont le prétexte fut la manière dont ils feraient l’amour, dissimulant de façon symbolique le conflit des prétentions à la suprématie sociale. Lilith contesta les revendications de son mari à être le chef. Elle voulait l’équivalence de ses droits au sein du couple. Devant l’intransigeance d’Adam, elle invoque le nom de l’Ineffable, et reçut miraculeusement des ailes. Elle s’en fut par les airs hors du jardin d’Eden.
Adam a le cœur brisé. Emu, le créateur envois trois anges à la recherche de Lilith. Mais elle ne veut rien entendre, malgré la sentence du seigneur qui est qu’elle mettra au monde de nombreux enfants et que 100 de ses fils mouront chaque jour. Elle est désespérée et pense mettre un terme à son malheur en se jetant dans la Mer Rouge. Mus par le remord, les anges lui donnent tout pouvoir sur les enfants nouveaux-nés, pendant 8 jours après leur naissance pour les garçons et 20 pour les filles ; en outre elle a un pouvoir illimité sur les enfants nés hors mariage. Ces pouvoirs s’annuleraient en la présence d’une amulette avec les images des trois anges.
Lilith rencontra plus tard Samaël, maître des anges déchus. Il s’accorde avec elle sur l’égalité des sexes, et s’installe avec elle dans la Géhenne. Elle vouera une haine mortelle à Eve. Une tradition tardive l’identifie au serpent tentateur.
Elle demeurera la dame des douleurs, son esprit de vengeance fait planer sa menace sur les bonheurs licite. La multitude démoniaque des descendants qu’elle engendrera avec Samaël peuple la terre. Sa présence et sa puissance effraient et séduisent.
Lilith la maudite remplira dans le monde des ténèbres une fonction homologue mais négative de celle que remplira la Shekhina, la Divine Présence, dans le monde de la Sainteté.
Une tradition juive rapporte qu’après la mort d’Abel, Adam cessa de connaître sa femme. Il aurait été fréquemment visité durant son sommeil par des esprits féminins, ce qui a engendré des nuées d’esprits et de démons dotés de pouvoirs particuliers. Il ne sont pas tous maléfiques, comme le montre la légende de Rabbi Hanina.

1.4. Parentes gréco-latines

Gallû, sous le nom de Gélô, en compagnie de Lilith et Lamme, elle-même appelée Lamia, vont hanter les mythes grecs.
Lamia, persécutée par Héra, habitait dans une caverne sombre, privée de sommeil. Zeus lui avait donné le don de pouvoir déposer ses yeux, pour pouvoir tout de même dormir.
Lamia donna naissance aux Lamies, qui en compagnie des Empuses, s’attachaient aux jeunes gens et leur suçaient le sang. Certaines légendes les voient dévorer des enfants, d’autres les assimilent à des séductrices, des courtisanes.

Les sirènes sont des créatures séduisantes et enchanteresses, avec un buste et un visage de jeune fille, le dos doté d’ailes (bien que monstres marins), des griffes à la place des mains. Elles attirent par leur chant puis dévorent leur proies. Les traditions en connaissent de 2 à 8 (2 dans l’Odyssée).
Les harpies, souvent confondues avec les Lamies, s’emparent des enfants et des âmes. Elles sont femmes ailées ou oiseaux à tête de femme. Elles ont des serres aiguës et parfois une crinière de cheval. Elles sont mentionnées dans la Toison d’Or.
Empusa, dont le nom signifie « celle qui viole », est un spectre appartenant au monde infernal, changeant de forme, terrifiant femmes et enfants et se nourrissant de chairs humaines. Elle se manifestait vers le midi, quand on rend les derniers devoirs aux morts.
Les empuses sont des démons femelles insatiables à l’allure de belles jeunes femmes, s’unissant aux hommes assoupis, aspirant leur force vitale jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Echidna, fille de Phorcys et de sa sœur Cétô, est la Vipère à visage de femme, dont le corps se termine par une queue de serpent. Elle mit au monde le Sphinx, Cerbère, l’Hydre de Lerne, le Lion de Némée, l’Aigle de Prométhée, Scylla, ainsi que les Dragons.
Phorcys et Cétô engendrèrent aussi les Gorgones et les Grées. Elles habitaient dans l’extrême occident, non loin du Royaume des Morts.
La tête des Gorgones étaient entourée de serpents ; leur bouche avait des défenses telles celles des sangliers ; leur cou était protégé d’épaisses écailles ; elles avaient des ailes d’or ; et surtout l’intensité de leur regard changeait en pierre quiconque sur qui il se portait. Elles étaient au nombre de trois, et seule la dernière, Méduse, était mortelle.
Les Grées sont les sœurs des Gorgones, et trois elles aussi. Elles partageaient à trois un unique œil et une unique dent. Elles étaient en quelque sorte les gardiennes des Gorgones.
Scylla, monstre marin du détroit de Messine, a le haut du corps d’un être humain, le sein d’une jeune fille, et passé la ceinture le corps d’un dragon avec un ventre hérissé de loups et des queues de dauphins.
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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:39

1.5. Cousinage européen

Tout au long du moyen age, la démonologie chrétienne a connu des Gilou, Gellou, etc.
La légende de Gerbert d’Aurillac, pape Sylvestre II (999, 1003) : étant jeune, il croisa une jeune fille très belle qui en échange de sa confiance lui promis son corps, ses connaissances magiques et sa richesses. Il accepta, et devint rapidement archevêque de Reims, puis de Ravenne, et enfin Pape. A sa mort il confessa ses pêchés.
Au XVI siècle en Europe centrale, on éveillait les enfants au berceau qui souriaient dans leur sommeil : on craignait qu’ils ne jouent avec Lilith et que celle-ci, les ayant ainsi séduits, ne les emporte avec elle.
Les puits, avec leur connotation si profondément féminine, sont les habitations privilégiées des serpents, des dragons, des basilics et des vouivres qui, le plus souvent, incarnent des forces maléfiques.
Les vouivres, liées à la vipère, sont des habitantes de puits. Ce sont les descendantes directes des Gorgones. Elles dévorent les enfants, et ont une unique pierre précieuse (diamant) au milieu du front à la place d’yeux qui leur sert aussi à fasciner ses proies.

1.5.1. Mélusine

Récit de Mélusine dans la Chronique de Mélusine de Jean d’Arras, au XIV siècle :
Le roi Elinas d’Albany a perdu sa femme. Il est attiré au bord d’une fontaine par le chant de la fée Pressina, dont il tombe amoureux. Il l’épouse à la condition qu’il ne lui rendra pas visite à l’époque des ses couches. Bientôt Pressina donne naissance à trois filles, Mélusine, Mélior et Palatine. La joie de la nouvelle fait oublier au roi l’interdit et il rentre dans la chambre de sa femme. Elle se saisit des enfants et s’enfuie sur l’île de Céphalonie. Elle raconte à ses filles comment, sans la perfidie de leur père, elles auraient pu être heureuses. Elles décident alors de se venger : elle réussissent à l’enfermer. Mais Pressina est courroucée et punit Mélusine de son initiative en transformant en serpent le bas de son corps depuis la taille. Ce maléfice serait actif chaque samedi, et elle ne pourrait être mariée que si son mari accepte de ne jamais chercher à la voir ce jour là.
Mélusine s’en va en France. Elle arrive dans la forêt de Coulombiers en Poitou où les fées de la région la choisissent comme reine. A la Fontaine des Fées elle rencontre le chevalier Raimondin, qu’elle épousera sous les conditions prévues. Elle utilisera sa magie pour lui apporter fortune et puissance, et bâtira un château à Lusignan. Cependant tous ses enfants ou ses réalisations présentent toujours quelques difformités ou défauts. Le doute s’installe dans l’esprit du père, qui finit par chercher à la voir un samedi. Il la verra sous son apparence monstrueuse, mais tente de garder le secret. Mais ce secret finira par être révélé et Mélusine s’en va en volant. Elle apparaîtra, tant que son château restera debout, peu avant la mort de chaque sire de Lusignan.

1.6. Aïcha Qondicha

Aïcha Quendicha (Kendicha), aussi nommée populairement Lalla Aïcha, Aïcha soudaniyya, Aïcha l'gnaouia, qu'au moins une personne dans chaque famille aurait rencontrée, est décrite comme une femme fascinante mais aussi terrifiante. Vêtue de somptueuses toilettes, elle peut cependant cacher des seins pendants et des pieds de chamelle (ou de chèvre, ou de mule). Inlassable séductrice, malheur à celui qui couchera avec elle sans avoir découvert son identité ou s'être protégé en plantant un couteau dans la terre, elle détourne quantité d'hommes qui sont ainsi voués au célibat ou, s'ils sont mariés, voient leur vie conjugale frappée par la mésentente, l'impuissance, la maladie, la stérilité etc.
Aïcha Quendicha est une figure complexe qui condense non seulement les fantasmes masculins projetés mais aussi les fantasmes féminins ; de la mère phallique et castratrice sous l'angle de la sorcière à la maîtresse idéale sous celui de la beauté fatale, celle dans laquelle on se perd, elle peut aussi représenter la rivale invisible. Son époux "officiel", le djinn Hamou Qiyu, peut paraître un peu effacé malgré ses affinités avec les abattoirs, le sang et les bouchers.
A l’origine personnage historique (elle aurait mené une résistance contre des colonisateurs portugais), elle est devenue un des djinn les plus importants du Maroc en s’appropriant les attributs de la déesse de l'amour Astarté, qui était vénérée par les Cananéens, les Hébreux et les Phéniciens.
Elle est très crainte, bien que parfois elle puisse apporter protection.
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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:42

2. Recherche d’un sens

2.1. Cohérence et complémentarité des traditions

Lilith est un avatar temporel, spatial et culturel d’une figure mythique peut-être universelle, et en tout cas antérieure. Lilith et tous les autres avatars forment un éclatement culturel de cette figure primitive imaginaire plus riche et plus essentielle encore.
Le trait le plus largement partagé par les divers avatars est la conduite dévoratrice, sur des objets qui sont les hommes, les enfants ou encore les femmes en couches. Ce cannibalisme va de pair souvent avec un épuisement des forces vives de la victime, qui ne fait que conclure l’épuisement sexuel. Ce trait dissimule toute une problématique de stérilité charnelle et spirituelle.
Le second trait commun est la séduction, qui est aussi un moyen d’opérer pour le premier trait. Cette séduction passe par des attraits physiques (principalement la poitrine) ou le chant.
Ces créatures sont également puissantes. Cette puissance peut recevoir une expression métaphorique, souvent d’accentuation phallique : la forme serpentine des vouivres, mais aussi les ailes, organes du vol ascensionnel dont le symbolisme mâle est bien connu.
Elles ont de plus une affinité pour l’obscurité, ou du moins il y a une problématique de vision.
L’odeur, la saleté, la répugnance sont des traits à regrouper au sein d’une composante anale.
Enfin, ce sont souvent des femmes déçues dans leurs amours ou dans leur désir de maternité.

2.2. Transparences sociologiques

Ce que l’on sait ou croit savoir du statut de la femme dans le Proche-Orient protohistorique laisse voir dans le récit « de la première Eve » la trace tardive laissée dans la mémoire collective par un bouleversement extrêmement ancien d’attitudes, de structures et de croyances : la découverte de l’agriculture et la révolution culturelle et sociale qui s’en suivit.
La théorie, aujourd’hui dépassée, de Bachoren dans Das Mutterrecht (1861) avançait qu’à une époque très reculée aurait existé, au sein de chaque tribu, un stade de liberté sexuelle sans entrave qu’il appelle « hétairisme ». La descendance ne pouvait être prouvée que du côté maternel. Puis apparu le mariage par groupe, qui évolua vers le mariage apparié et une société matriarcale. Le patriarcat apparu après.
On peut soutenir que la femme connut à certaines époques un statut privilégié qu’atteste le large développement de la matrilinéarité – ou reconnaissance par le groupe de l’appartenance de l’enfant au clan maternel – et de la matrilocalité – qui impose à l’époux d’établir sa résidence au lieu de résidence de sa femme. L’égalité des sexes, ou même de la préséance de la femme, se retrouve dans les images que nous en donnent les couples divins : Adonis et Astarté, Attis et Cybèle, Osiris et Isis, par exemple.
Mais le statut de la femme dans les tribus chasseresses et nomades est généralement considéré très bas. Un statut beaucoup plus élevé lui fut fait avec la découverte de l’agriculture. Elle est honorée comme créatrice de vie humaine. Elle est fécondité. Sur le plan pratique, elle joue aussi un rôle important dans la répartition des taches agricoles. Sa condition morale fut, à cette époque indécise, au moins égale à celle de l’homme, mais ce dernier continue cependant à détenir le pouvoir économique et politique. La femme règne mais ne gouverne pas.

2.3. Message philologique

En sumérien « lil » signifie « vent ». Ce terme se rapporte aussi à la lascivité. En babylonien « lil » peut aussi évoquer la terre.
L’étymologie la plus courante rapproche Lilith du mot hébreu « laïl » signifiant « nuit ». On rapproche aussi d’un grand nombre de dérivés en relations avec l’absorption, l’engloutissement : avaler, lécher, engloutir, dévorer, etc…
Pour la filiation indo-européenne, la racine *la se rattache à des mots tels que : lécher, langue, … C’est la syllabe qui sert à la formation de quantité de mots destinés à la description d’activités « orales » ou « qui ont un rapport à la langue », et à la parole.

2.4. Métaphores mythologiques, l’avalage et le vol

La mythologie est l’histoire de ces dieux que l’homme se confectionne à la mesure de ses désirs, de ses fantasmes et des instances refoulantes qui l’habitent. Elle en raconte les naissances, les aventures, les morts, semblables à celles humaines en ce qu’elles en sont des projections réalistes, mais en même temps profondément autres, en ce que leurs récits se doivent de contourner la reconnaissance des vœux interdits. Les chemins d’évitements utilisent les multiples procédés du symbole, expression dissimulée des réalités inexprimables.
Ainsi le monstre mythique se dévoile comme un aspect obscur de l’âme humaine.
Autour de Lilith, deux thèmes, deux pôles, servent de repères à la lecture mythologique : l’avalage et le vol.
A travers toutes les diverses formes d’avalage, en fin de compte c’est le ventre que le mythe désigne en permanence. Le ventre digestif, lieu privilégié des transformations vitales (voir alchimie par exemple), est également utérin. Ce refuge bienheureux peut cependant se faire prison, il n’abandonne pas sa proie facilement.
Souvent, l’initié devra pourtant pénétrer dans une caverne avant d’en ressortir avec une connaissance rénovée, comme le montrent de nombreux rituels de passage qui comportent un séjour dans une grotte ou un substitut (four, fosse, forêt). Le fond contient le trésor caché de la science nouvelle, la science du moi intérieur, mais il est défendu par ses hôtes funestes ou malins. L’échec signifie souvent la mort.
Nombre de monstres vivent dans de telles cavernes, ou par inversion symbolique dans la mer.
Le confinement de la caverne est l’antithèse du caractère illimité des expansions aériennes.
Les cieux ont de tout temps été le refuge des dieux et du merveilleux. L’oiseau est protégé des dieux avec lesquels il entretient une relation de connivence. L’aile est bien évidemment symbole aérien par excellence, de plus liée à la notion de communication entre hommes et dieux. Le vol est aussi verticalité, érection, virilité, force et séduction.
Le vol ascensionnel est seul capable d’assurer la reconquête du paradis primordial, situé en haut, et de nous reporter dans les conditions d’avant la chute.
Bien que souvent associé à des notions positives, le vol deviendra aussi une caractéristique des agents négatifs. Le vol présente donc aussi des aspects ambigus.
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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:45

2.5.Lectures psychanalytiques

Le caractère nocturne de Lilith ou des personnages assimilés nous confronte au thème du regard interdit ou dangereux. Cette problématique du regard dangereux, qu’il soit porté avec difficulté sur une créature mystérieuse dans sa retraite ou par les créatures homologues aériennes et nocturnes, suggère que les épisodes où il intervient sont étroitement apparentés à la scène primitive. La scène primitive, c’est l’équivalent fantasmatique chez l’enfant de la réalité du coït parental, que l’enfant peut vivre comme une agression du père dans une relation sadomasochiste avec la mère, au cours d’un rapport anal.
L’obscurité vient réactiver les perceptions incomprises que le jeune ou très jeune enfant a pu avoir du rapprochement sexuel de ses parents, qui se faisait plutôt la nuit.
Deux autres caractères s’articulent entre eux de façon à peu près constante ; la séduction et la dévoration. Souvent le langage courant rapproche ces deux notions (elle est « à croquer », elle est « délicieuse »). C’est cet aspect de dévoration qui rend, ici, la séduction incestueuse. En effet, la tendance de l’enfant (ou de l’adulte) à s’identifier au bon objet, à l’objet gratifiant que sont le sein puis la mère (et leurs métaphores) s’accompagne du désir avide de dévorer cet objet. La satisfaction de l’enfant que l’on nourrit est source de fantasmes cannibaliques à l’égard de l’objet d’amour. On peut remarque que nombre de personnages de la famille de Lilith exercent leur séduction grâce à leur poitrine féminine, qui suggère la fonction nourricière.
La représentation symbolique de la mère par un être dévorant s’enracine dans le fantasme refoulé du fils qui aspire à prendre dans la scène primitive une place dont il est normalement exclu.

3. Modernité du mythe

La figure de Lilith va ressurgir au cours du XIX siècle, siècle technique, classiquement symbolisé par la conquête du feu et une influence prométhéenne.
Elle est fantasmes d’origine et de retour, toujours plus ou moins chargés de relents incestueux ; fantasmes de chute et de perdition, toujours plus ou moins teintés d’agressivité et de culpabilité. Tous ces fantasmes s’articulent autour des représentations de la femme ambiguë.
Lilith, séductrice et prolifère, s’offrira comme le symbole de la société moderne, en précaire équilibre entre la chair et l’esprit, entre la régression toujours menaçante et l’exaltation parfois perverse de la raison.
Redoublant la problématique mythique des origines, celle, métaphysique, de la tentation, de la chute, du mal et de la Rédemption a obnubilé les plus généreux esprits du XIX siècle.

3.1. Evocations littéraires

Nombreux sont les écrivains romantiques qui, pour l’expression de leurs conflits intimes, si profondément accordés à ceux de l’époque, ont ressuscité les vieilles figures équivoques des mythologies oubliées.
Parmi eux, celui qui passe pour le père littéraire de la Loreley germanique, Clemens Brentano. Dans « Godwi », la Loreley est une sorcière blonde qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde. Elle s’efforçait d’échapper à la fatalité qui a fait d’elle une créature du mal.
Vigny envisage de composer autour de Lélith (au lieu de Lilith) un poème philosophique, dont il parle dans son journal. Ce poème tournait autour d’une intuition eschatologique, d’une passion de rédemption par-delà le bien et le mal, si étrangère à la culture du Dieu mâle et à son légalisme manichéiste dont hérita l’église chrétienne. Le titre en est « Lélith ou le génie de la nuit ».
L’Egypte était à la mode. C’était un lieu d’initiation et d’ambiguïté. Elle était reconnue comme centre de la diffusion des cultures. C’est vers l’Egypte que se sont déplacées nombre de figures mythiques comme Lilith, que nous retrouverons sous les traits d’Isis. En elle va se résumer toute la richesse spectrale des imagos maternelles et s’abolir toute une chronologie mythique.
Dans « La fin de Satan », Victor Hugo fait de Lilith une incarnation du Mal. Fille aînée de Satan, elle apparaît comme une sorte d’absence d’être, dont elle a une contrepartie lumineuse et divine. Elle apparaît également dans « Le Gibet », sous les traits de la femme obscure et inquiétante. Elle y sera assimilée à Isis sous le terme « la goule Isis-Lilith ».
« La fille de Lilith », d’Anatole France (1889). Ce livre très contestataire est un livre de mythologie politique, comme dans la « Lilith » de Marcellus Emants. Il s’articule autour du désir que l’épreuve de la mort vienne combler la jouissance de la vie et que l’expérience du remords vienne couronner la découverte du plaisir.
Dans la nouvelle « Lilith », tirée de « Venus Erotica » d’Anaïs Nin, l’auteur présente Lilith comme la Femme Frigide. Son insatisfaction sexuelle n’est que le reflet de sa négativité. Elle est seule, frustrée et frigide, fantasmant à jamais un bonheur impossible et signant, à travers l’échec d’un couple, celui de la féminité.
En puisant dans « L’esprit de la Terre » et « La boite de Pandore » de Wedekind, Alban Berg présente en « Lulu » un avatar de Lilith. Avec de fortes références à la légende de la première Eve, l’auteur présente Lulu comme une femme cherchant une voie entre ou au-delà de celles de la vierge, de la mère ou de la putain que lui offrent ses amants.
Dans la « Lilith » de Marcel Schwob, elle y est plus qu’épouse, elle est simultanément mère, amante et initiatrice. Elle y est restaurée dans sa condition de femme primordiale, source de toute vie et modèle de toute fécondité.

3.2. Lilith et la civilisation technique

Comme Lilith, la civilisation technique se révèle simultanément séductrice et terrifiante, prolifique et stérile. Dans le même temps qu’enseignant la parole, elle engendre la violence.
La haute technologie engendre l’urbanisation et la désertification des campagnes, forme de stérilité. L’urbanisation délirante engendre ségrégation sociale, elle même source de frustration et d’angoisses.


Lilith - La mère obscure Fondée en particulier sur le livre de Jacques Bril, présentation des mythes liés à Lilith, suivie d'une étude psychanalytique rapide.

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Lun 10 Sep 2007 - 18:55

heu en fait ce qu'on m'a dit sur les vouivres c'est que certaines étaient humaines (en général féminines), et qu'elles déposaient leur pierre situéesur la tête pour prendre forme humaine et aller se baigner... et que bien sûr si on arrivait à leur voler leur pierre, on pouvait les contraindre à obéir.... ah et si tu as des sources pour le texte que tu viens de publier c'est cool Smile

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Mar 11 Sep 2007 - 22:28

un lien après la définition de Lilith sur wikhépédia. Maintenant je cherche tout ce qui parle d'elle. Les deux textes précédents peuvent susciter un débat (du moins je croyais.

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MessageSujet: Re: La desse Lilith   Aujourd'hui à 22:47

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